Interview Liza del Sierra : "Je reste l'anal queen pour le plaisir que je partage avec le spectateur."

Interview Liza del Sierra : "Je reste l'anal queen pour le plaisir que je partage avec le spectateur."

Elle avait mis sa carrière d’actrice entre parenthèses pendant quatre ans. Liza Del Sierra fait son grand retour sur les tournages.

Dans une interview cash, Liza se livre sur sa reprise chargée, sa peur de la solitude, ses addictions, son second métier d’aide-soignante et les attaques dont elle a fait l’objet sur les réseaux sociaux.

Liza n’a rien perdu de sa sincérité et de son honnêteté. Elle fait juste preuve d’une plus grande maturité.

Ta carrière redémarre sur les chapeaux de roues ! Tu enchaînes les tournages…

Oui, j’en suis ravie ! Je suis revenue sur les plateaux en août pour Brazzers. J’ai aussi tourné pour Digital Playground dans l’épisode 2 de Nevermore, série fantastique avec Natalia Starr, un peu comme Twilight. Puis, je suis allée à Barcelone pour Reality King, où j’ai joué avec deux actrices que j’ai pu choisir : Apolonia Lapiedra et Amirah Adara. J’en enchaîné pour Mikesappartement.com avec la brésilienne Francys Belle.

Personne ne t’a oublié même les prestigieuses productions Dorcel…

Oui, j’ai tourné une nouvelle série de Dorcel, Club Xtrème réalisé par Hervé Bodilis. J’ai aussi participé à Londres à un film scénarisé, Scandale au ves-tiaire. Je tourne aussi mon Porno Chic, collection consacrée aux actrices françaises. Ça y est, je vais enfin pouvoir l’intégrer, chic !

Tu t’es arrêtée quatre ans. Dur, dur de reprendre ?

Sur le premier plateau, j’étais hyper-complexée. J’ai 32 ans, j’ai pris du poids, je n’ai plus le corps de la petite nénette qui, à l’époque, faisait du sport, faisait attention à ce qu’elle mangeait. Là, pendant quatre ans, j’ai bossé à l’hôpital comme aide-soignante, j’avais autre chose à faire que de prendre soin de ma ligne. Mais les gens m’ont rassuré : « Ce qui plaît, c’est ce qui passe dans tes yeux, ta personnalité. » Chez Brazzers, les interviews en making of, ont fait davantage de vues que les scènes de cul.

Est-ce que tu trouves que les choses ont changé sur les plateaux depuis quatre ans ?Dernièrement, j’ai eu des remarques comme quoi je chauffais trop les acteurs et les actrices. Mais moi, une fois que je suis habillée, maquillée et qu’il va falloir y aller, ça me paraît normal de regarder les acteurs dans les yeux, on va baiser quoi ! À un moment, si tu veux mettre ta langue dans ma bouche, fais en sorte que j’en ai envie. Et non ! Les mecs se pignolent dans leur coin, les filles se font des selfies et quand c’est l’heure, tout le monde s’emboîte direct. C’est comme ça maintenant ! C’est un peu triste…

Tu avais arrêté le porno pour privilégier ta vie privée. Est-ce que tu le regrettes ?

Je ne regrette pas d’avoir arrêté pour celui qui reste l’amour de ma vie. Ça a été une relation magnifique, passionnée, intense. Je regrette juste que ce soit fini. J’ai levé le pied pour pouvoir vivre pleinement, pour une fois dans ma vie, une vraie relation de couple, exclusive. Si ça se représente, j’arrêterai de nouveau.

Pendant tout ce temps, tu es devenue aide-soignante mais ça n’a pas été simple…

On me reconnaissait, patients, proches de patients mais surtout les ambulanciers et les brancardiers qui ne sont pas toujours très fins. Je travaillais dans un service de réanima-tion, c’était très dur mais passionnant. J’avais réussi à gagner leur confiance par mon travail, j’en faisais deux fois plus sachant d’où je venais. Sauf que quand ils ont su qui j’étais, ils n’ont plus voulu de moi. Ça a été déchirant.

Continues-tu de travailler à l’hôpital ?

Oui, ne serait-ce que deux ou trois nuits par mois, pour rester à jour des pratiques de soin.

Tu as été interviewée dans une vidéo pour Minute Buzz qui a fait le tour du Net. Tu y apparais sans maquillage, en pull, et tu parles du fait que les hardeuses sont des êtres humains comme les autres. Évidemment, tu as été insultée sur les réseaux sociaux…

En fait, je ne m’attendais pas à ça, mais c’est ce qui arrive à toute actrice X qui prend la parole sur un média grand public. Mes propos ont été repris par des sites féministes, anti-féministes et des sites d’extrême droite. J’ai trouvé dommage que ces personnes sortent les phrases de leur contexte. Cette façon de faire, participe à l’hystérie de l’époque. Mais des milliers des personnes m’ont affirmé leur soutien.

Tu avoues avoir très peur de la solitude. Pourtant, nombre d’hommes aimeraient sortir avec toi…

Beaucoup d’hommes aimeraient rencontrer Liza Del Sierra, l’avoir à leur bras, l’accompagner sur des plateaux, faire des selfies pour leurs potes. Mais ça ne signifie pas qu’ils veulent être avec moi. C’est un métier de solitude. Or, je déteste être toute seule, ça me rend triste.

Heureusement, tu as tes sex-toys…

Je les utilise matin et soir, quand je me réveille et avant de m’endormir. Même dans la journée quand je m’ennuie. J’apprécie le fameux gros vibro en forme de micro pour le clito, simple, efficace !

Tes addictions, tu les assumes publiquement. Pourtant, fumer de l’herbe, c’est illégal. Tu n’as pas peur ?

Je n’ai pas honte de ça, je souffre parce que j’ai des problèmes plus profonds, affectifs et sociaux. J’en parle ouvertement parce que je veux montrer qui je suis. On accepte de moi que je me fasse enculer à tour de bras, pas de problème, c’est génial ! Par contre, elle fume un « bédo », oh mon Dieu ! Mais c’est une droguée ! Je l’assume, de la même manière, que j’assume tout le reste dans ma vie.

Une scène qui t’a particulièrement fait plaisir dernièrement ?

C’est dans Scandale au vestiaire chez Dorcel. J’ai tourné avec Tina Kay, une fille de l’Est. Elle a mon âge. Elle se connaît bien comme moi. La qualité de sa peau, sa façon d’embrasser, sa poitrine, ça me correspond plus qu’une petite nana de vingt ans qui fait plus attention à la caméra qu’à moi. J’avais très envie de partir en vrille, les yeux de Tina disaient « fuck me, fuck me » et moi, j’avais envie de la bouffer. Ça se passe entre elle et moi, l’acteur est notre « joujou ». Il y a beaucoup de tension dans cette scène. C’est top !

Une scène particulièrement acrobatique depuis que tu es revenue ?

Dans Nevermore, j’étais sur un esca-beau, habillée avec des vêtements en chaînes qui me pinçaient la peau, les lèvres. On m’avait donné des chaussures, une pointure et demie trop grande. En termes d’équilibre, pas terrible ! J’avais les genoux hyper-douloureux, les chevilles, je n’en parle même pas, j’ai failli me tuer 20 fois ! [rires]

Est-ce que tu te considères toujours comme l’« anal queen », sachant que maintenant des filles parviennent à des doubles pénétrations anales ?

Avant de suspendre ma carrière, des filles faisaient déjà ça, moi pas. Je ne me suis jamais mis deux battes de base-ball, et pourtant j’étais l’« anal queen ». Je ne le suis pas, par mes performances, mais plutôt par mon cul bien rond. Et surtout, je reste surnommée ainsi pour le plaisir que je partage avec le spectateur.

Ça ne t’a pas trop impressionnée, pour ta reprise, de refaire de l’anal avec Danny D, ultra-bien monté ?

J’adore travailler avec Danny D. Nous nous entendons comme larrons en foire. Bon, il en a une énorme, c’est clair ! J’étais un peu stressée mais je me suis dit : « Vas-y montre leur que tu es la meilleure » et c’est passé tout seul. Je connais très bien mon corps, je sens quand il faut arrêter.

Les médias parlent de plus en plus du plaisir prostatique. As-tu déjà sodomisé un homme ?

J’ai eu un partenaire qui, sur une fellation, avait écarté un peu les jambes pour que je descende, je lui ai mis un doigt ou deux et, pour lui, c’était hyperagréable. Mais toujours en douceur… Les femmes sont plus douées de ce côté-là. Quand je faisais de l’escorting, j’avais un client qui aimait beaucoup que je lui mette un plug, le temps de baiser. Le plaisir prostatique est réel mais difficile à assumer. Les hommes imaginent que ça les met dans une position de soumission. Ce qui est faux.

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